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Pour sa lutte panafricaniste le leader du PNPest toujours recherché au Ghana

ABI-ALFA
Last updated: 12 décembre 2023 9h40
ABI-ALFA
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13 Min Read
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Le parti panafricaniste version RPT-UNIR s’étonne que le PNP survive à ce qu’il a vécu. Alors la traque continue, la cabale contre le Parti National Panafricain, PNP, est loin d’avoir dit son dernier mot. Ce n’est pas le moment de rappeler que le parti politique togolais qui a pu, le même jour, mobiliser un grand monde aussi bien au pays que dans la diaspora européenne et africaine, c’est le PNP. En même temps qu’au Togo, plusieurs pays africains et européens ont marché sur organisation du PNP le 19 août 2017. Depuis, des cellules panafricanistes sont naturellement en marche dans plusieurs pays africains dont le Mali. L’une des participations de la section PNP Mali à une marche aux côtés des populations maliennes en soutien aux nouvelles autorités de la transition en place n’a pas plu à Lomé.

Trois responsables de ce parti ont fait la prison pour cette audace de leur parti à laisser sa section malienne marcher aux cotés des panafricanistes au Mali. Arrêtés la nuit du jeudi 27 janvier, ils étaient d’abord six et finalement trois sont gardés à la prison civile. Le 03 février 2022, les sieurs Sibabé-Guéfé Tchassanti Nouroudine, trésorier adjoint du PNP, Alfa Ibrahim, originaire du Togo de Nationalité Allemande et BOUKARI Abdoul Razak, ont été déposés à la prison civile de Lomé. Pour ceux qui sont déposés en prison, « association de malfaiteurs », « apologie de crime », voici les deux chefs d’accusation retenus contre eux après que les biochimistes du RPT-UNIR aient fini de consulter leurs devins politiques. Quand on se veut un parti politique au Togo, on ne participe pas impunément à une marche panafricaniste. Oui, au Togo, pour un parti dont l’ombre continue par hanter le sommeil de M. Faure et son régime, même si Lomé se veut désormais un acteur panafricaniste, participer à une marche panafricaine en soutien aux auteurs d’un coup d’Etat est un crime de lèse-majesté. Ça ne se pardonne pas. En effet, alors que tout le monde s’interroge sur le motif exact d’une telle arrestation, nos investigations nous ont permis de déceler que la participation de la section malienne du PNP au Mali a été très mal appréciée. Les bourreaux chargés des arrestations sans fondement et des détentions arbitraires n’ont pas caché ce mécontentement dans l’interrogatoire imposé aux prévenus. La marche panafricaine unanimement suivie au Mali a fait des dégâts au Togo. Le PNP a beau être un parti panafricain, comme le désigne sans équivoque son nom, Lomé ne peut pas digérer sa participation à une telle marche. Les autres peuvent y participer, mais pour le PNP, c’est un crime qui vaut des arrestations. Outre ce motif, dans notre pays, la plus grande réprimande que le régime en place a toujours faite aux partis politiques de l’opposition est de ne pas sensibiliser leurs militants comme le stipulent les textes. La dictature a toujours claironné que les partis politiques ne font pas leur travail qui est celui de sensibiliser les militants même si, en dehors de la propagande mensongère de tous les jours, elle aussi ne le fait. De l’histoire, le PNP sera le premier parti politique à organiser en fin de chaque semaine les réunions hebdomadaires du parti en guise de sensibilisation aux militants. Cette initiative citoyenne est aussi très mal vue. La preuve est la dispersion des réunions hebdomadaires, la confiscation et la destruction des engins roulants des participants aux réunions de sensibilisation. Finalement interdites, les matériaux de sonorisation et chaises servant à ces sensibilisations sont saisis ou détruits sur les lieux. Des militants violentés et arrêtés en pleine réunion hebdomadaire.

Pour contourner cette interdiction sauvage des réunions pacifiques, la sensibilisation a pris la forme de messages audio via les plateformes Whatshapp. Depuis, c’est ainsi que le PNP sensibilise ses militants et chaque semaine développe une thématique. Ce parti est quasiment le seul qui sensibilise, éduque et informe ses citoyens au gré de l’actualité, des besoins civiques sur fond d’une bonne dose de panafricanisme qui est l’idéologie principale de la formation politique. Ceci n’est pas du goût de monsieur Faure Gnassingbé et sa clique de dirigeants à vie. Ils n’ont donc pas caché aussi leur mécontentement du fait que le PNP tienne toujours les réunions hebdomadaires malgré la cabale qu’on lui imposer avec l’incendie de ses sièges et la mise en exil de son premier responsable. La traque permanente pour faire disparaître cette formation politique dûment installée ne souffre d’aucune polémique. Fichés et identifiés, soit pendant les réunions hebdomadaires, soit pendant les marches pacifiques du parti, les jeunes sont nombreux à avoir quitté le pays parce qu’ils sont recherchés. Les uns ont eu la chance de rejoindre directement les pays européens, les autres ont vécu dans des pays africains avant de revenir. Mais ils sont nombreux qui ne pourront plus vivre au pays parce que la menace plane toujours sur leur tête une fois revenus au pays. Ce fut le cas des sieurs Ouro-Sama Yaminou. Vivant à Lomé avant et pendant les évènements du 19 aout 2017, pour sa participation aux activités du parti, il quitte Lomé avec ses amis pour se protéger de la dictature au Gabon qu’il finira par quitter pour revenir au pays ;on n’est jamais mieux que chez soi, dit-on. Il est revenu donc après s’être caché longtemps dans ce pays étranger qui accueille beaucoup de réfugiés en difficultés au Togo. À peine est- il arrivé au pays qu’il doit repartir parce que toujours menacé par la recherche des jeunes actifs du PNP depuis que leur leader Tikpi Achadam est annoncé au Ghana. Ils sont nombreux ces jeunes qui quittent le Togo pour des incertitudes économiques, mais à cette situation doit s’ajouter les incertitudes sécuritaires pour les membres du parti panafricain. Mlle TCHEIN Zouleyatou, Togolaise vivant à Lomé, elle va se retrouver à Accra à un moment donné pour raison de sécurité à cause de ses convictions politiques et ses activités. Suivie de près, elle tombe dans la nasse avec les fouilles qui font découvrir dans son kiosque à marchandises le dernier livre, ‘’Une vie de combat de Tikpi Salifou Atchadam’’.

Entre autres petites marchandises, la vente clandestine de ce livre qui n’a jamais été publiquement vendu, permettait à la jeune fille de joindre les deux bouts. Mais suite à la fouille qui a découvert quelques copies du document à son absence, elle est obligée de ne plus approcher ce kiosque. Elle va se retrouver à Accra où elle va vivre en clandestinité. Mais la traque n’a pas baissé et elle va s’obliger à partir d’Accra. Aussi bien les premiers responsables que les simples membres affichés, ils sont obligés d’être très discrets. C’est derniers moments, le parti est bien obligé de lancer une alerte pour dénoncer la cabale contre les jeunes militants et responsables refugiés dans les pays voisins principalement le Ghana. Pour ce parti, il ne fait pas bien d’en être membre en territoire où la présidence à vie est le premier souci des responsables. Cet acharnement que seule la dictature togolaise peut justifier a mérité sur les réseaux sociaux une alerte publiée par le parti.


Avec les présidents à vie, envoyer un innocent en détention pour qu’il y meure pour l’exemple ou le laisser s’éteindre de lui-même en exile comme un feu de charbon n’est qu’un petit exercice. Des évènements de 2017, aux montages politiques de 2019-2020 dans l’affaire Tigre de la Révolution pour revenir à la recherche actuelle des premiers responsable du parti, ils sont nombreux qui sont s’ils veulent éviter la prison doivent quitter le pays comme le préfère la monarchie. Le Togo est le seul dont les citoyens sont plus nombreux en exil qu’au pays. Dans ces contextes, le militant AMIDOU Hinssou avec la carte de membre Numéro 34/00/9018 est bien obligé de quitter Sokodé où il habitait pour le Ghana avec sa famille à cause du 19 Août qui a mis beaucoup de jeunes en exil en Europe ou chez les voisins immédiats. Avec les dictatures si un citoyen veut vivre au pays, il doit apprendre à croiser les bras et fermer sa bouche vis-à-vis des activités politiques. Participer à une manifestation politique ne se pardonne pas. Ou on se tait ou on prend une autre direction. Depuis que les arrestations sans motifs valables sont devenues le quotidien des jeunes, le RPT-UNIR s’étonne que le PNP survive à ce qu’il a vécu. Alors la traque continue, la conspiration contre le Parti National Panafricain, PNP, est loin d’avoir dit son dernier mot.


Malgré son faible pour l’idéologie du panafricanisme, si la monarchie le veut bien, elle pouvait laisser mourir en détention les détenus, surtout s’ils sont panafricanistes. Ce fut le cas du regretté Yacoubou Moutawakilou, Secrétaire Général PNP, section Kpalimé. Il est mort juste quarante jours après sa libération de prison. Il est libéré en trainant un cancer qu’il ne connaissait pas en allant en prison. Pire, le monsieur est mort deux fois, si on se rappelle les courbettes que les familles étaient obligées de faire avant d’être autorisées à enterrer le parent. Malade en détention, il sera délibérément privé de soins, il mourra à petit feu, c’est quand les bourreaux sont rassurés qu’ils n’a plus que quelques jours à faire qu’il sera libéré pour aller mourir au bercail. Moutawakilou a été arrêté pour les mêmes motifs et dans les mêmes conditions que Aboubakar dit Janvion qui est en train de purger une peine non définie jusqu’aujourd’hui à la prison de Lomé. Quand lui aussi sera proche de ses derniers jours, ils vont ordonner sa libération. Ce sont les méthodes de monsieur Faure pour donner l’exemple à ceux qui ne veulent pas lui laisser faire sa navigation à vue avec son pouvoir qu’il gère sur des scandales à répétition. Pour le parti du cheval, l’Afrique du 21ème siècle est une Afrique libre, unie, forte, digne et prospère. La liberté, la souveraineté, et le destin fédéral de l’Afrique, notre continent, ne sont pas négociables ces principes sont toujours martelés par les leaders panafricanistes au Togo : « Pour le Mali et pour l’Afrique, notre drapeau est liberté. Pour le Mali et pour l’Afrique, notre combat est unité ».

Izotou

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